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Ca commence à se savoir, le terme désigne les bandes dessinées au Japon (on parle de manwha en Corée et de manhuo en Chine.)Par contre leurs adaptations s'appellent des "animés", mais en français une erreur courante désigne les deux sous ce terme (D'où la chaîne "Mangas").
Parmi les principales différences, le format poche, le noir et blanc, et l'abondance de pages (190 par tome) , sans parler de la publication rapide (un volume par mois contre un tous les ans, voire tous les deux ans en franco -belge).Tout cela est imposé par la publication hebdomadaire en chapitres de 14 pages dans les magazines de prépublication du Japon(autant dire que les "mangaka" n'ont presque plus de vie sociale à cause de leur infernaux rythmes de travail !); dans les catégories shônen (pour garçons) , seinen (pour adultes) , shojo (pour filles)







Un exemple de magazine de prépublication (mangashi), Shonen Jump



Un peu d'histoire

En occident, ce sont d'abord les animés qui seront connus par le biais des importations à la télé: Goldorak et Candy en 1978 en France,




suivis de Capitaine Flam ,Cobra, Cat's eye...




Puis viennent les importations massives avec feu la chaîne la Cinq (1986-1992) : Les magicals girls, Olive et Tom, des classiques de la littérature comme Princesse Sarah ou Flo et les Robinsons Suisses,




et surtout avec le Club Dorothée sur TF1 avec Les chevaliers du zodiaque/Saint Seiya, Sailor Moon, Dragon Ball ou Ken le Survivant à qui on doit d'innombrables clichés, sur la violence notamment...




Mais toute une génération, accoutumée aux animés, s'intéresse à partir du milieu des années 90 aux "BD" d'où ils proviennent . L'éditeur Glénat sort les mangas de Dragon Ball et Ranma 1/2, et c'est une "folie" qui déferle pendant près de trois ans. On passe de trois volumes au fin fond d'une étagère de librairie aux rayons bien pleins d'aujourd'hui.






-Sous influence?









Parmi ladite nouvelle génération, des auteurs émergent, qui sont habitués aux "codes" graphiques de ces supports (qu'il s'agisse des mangas ou des animes) et les réutilisent dans leur propres oeuvres: on les qualifie d'"euromanga", d'"amérimanga" et ici de "franga" ou "manfra".




De cette catégorie relèvent, outre les prépubliés dans le magazine Shogun mag, Sentaï School (Philippe Cardona et Florence Torta chez Kami, qui parodie précisément les mangas)Dreamland (shônen de Reno, Pika editions),Dys (de Moonkey ,Pika editions) ,et Pink Diary (shojo de Jenny , chez Delcourt).




Tous sont en noir et blanc et au même format qu'un manga (Dreamland est même publié dans le sens de lecture japonais, inverse au nôtre, et Pink Diary se déroule au Japon.) Récemment, Lanfeust de Troy s'est vu réédité sous cette forme dans Lanfeust Quest (avec lui aussi un sens inversé).Les nouvelles générations de lecteurs sont séduits, notamment par le rythme de publication bien plus rapide (parfois trimestriel), la prépublication de BD étant quasi disparue en France .






La BD traditionelle est concernée aussi, par le biais des BD dites "hybrides" ou "métissées".Elles sont toujours en un grand format de 43 pages (donc la narration est aussi condensée que d'habitude, en général) et en couleur, mais le graphisme des personnages, le rythme et certains "codes graphiques" issus du manga sont repris, donnant l'impression d'un "anime comics".Il s'agit des oeuvres de Kara (Le miroir des Alices et Le Bleu du ciel), de Pixie (par Aurore, Delcourt) ou La Rose Ecarlate (de Patricia Lyfoung ,Delcourt), et donc, des Légendaires









-Les codes graphiques


Certaines conventions graphiques, propres aux mangas, étaient inconnues dans les BD, jusqu'à ce que leur influence les y fasse apparaître (pas tous, bien sûr, pas trace dans Les Légendaires de "chibis" ou de "Super Deformed"...mais difficile de faire plus petit ^^)


Le graphisme des personnages

C'est ce qui semble le plus évident à première vue, la majeure partie du public disant : "Ah oui on dirait bien du manga."



Pourtant à la base le style des mangaka peut être varié (Jiro Taniguchi, auteur de Quartier Lointain, est hyperréaliste).Mais, sous l'influence des animés diffusés à la fin des années 80, dans l'esprit du public français les persos de manga se reconnaissent à leurs grands yeux , ou au fait d'être coiffés comme des dessous de bras XD.Au point qu'une marque de gel a communiqué il y a quelques années sur le fait d'être "L"arme secrète des mangas".




On se disait aussi!



-Les codes :


La goutte de gêne





Sans doute le code le plus connu du manga: c'est la gêne ressentie par un personnage devant une réponse vaseuse, la plupart du temps... *_*.






C'est une goutte trop énorme pour être vraie: seul le lecteur la voit.Son effet est comique, bien sûr, d'autant qu'elle fait souvent suite à un évènement inattendu.




Elle est cousine de la goutte de tension,plus petite et qui exprime plutôt la peur ou la détermination.




(et donc là , c'est pas drôle.... T___T )










La veine de colère







Une personne en rogne a souvent une croix stylisée sur la tête!






C'est une représentation symbolique d'un gonflement des veines (dû à l'afflux sanguin de la fureur), à l'origine sur la tempe comme cela peut arriver en réalité, mais qui peut se trouver sur d'autres parties du corps depuis, et d'une taille trop grande pour être vraie.






Il s'agit d'une colère brusque, mais d'un caractère caricatural, puisque toujours dans un contexte comique.












L'éclat de compréhension








La surprise est souvent exprimée d'un point d'exclamation au centre d'une bulle aux contours piquants; dans les mangas cela a dérivé jusqu'à l'éclat.







Il est synonyme d'une brusque prise de conscience, qu'il s'agisse d'une présence ou d'une découverte à postériori, et relance l'intérêt du lecteur puisque un nouvel évènement va se produire.













Les traits de rougeur








L'abscence de couleur dans les mangas a obligé les auteurs à représenter le rougissements des joues par des traits gris parallèles sur le visage.Au Japon, les sentiments ne s'exposent pas en public, et lorsque dans un manga un personnnage est "pris sur le fait" (le plus souvent en compagnie de quelqu'un) il est quasi obligatoire de le voir piquer un fard même si c'est métaphorique (seul le lecteur le voit).







Dans les adaptations animés ce détail a été conservé, même si les traits virent au rouge.







Parfois on observe une certaine compatibilité avec le code de la franco-belge, où un visage rouge est plutôt synonyme de colère.






Personnages sans yeux






Cela peut être à propos d'un personnage éloigné dans le temps ou/et l'espace (par exemple évoqué dans un souvenir)







Mais ici, c'est à prendre dans le sens: fureur aliénante et contenue....celui qui n'a plus d'yeux ne se contrôle plus et le mieux à faire en général, c'est de prendre les jambes à son cou.O_O






Traits de vitesse et lignes de tension








Un faisceau de lignes qui rayonne des bords au centre de la case? Il s'agit d'attirer l'attention sur un détail précis;







si ces mêmes lignes sont parallèles au bords des cases, elles suggèrent la vitesse (personne qui court, se retourne brusquement, etc)




















La ligne d'intuition








C'est une ligne traversant la tête du personnage; elle signifie une compréhension brusque comme l'éclat, mais pas d'un évènement à proximité: éloigné soit dans le temps, soit dans l'espace.






Ce code dérivé des animés est plutôt rare.










Le regard de défi








Des personnages qui ne peuvent pas s'encadrer se "fusillent" du regard (bien naturel), mais contrairement à la réalité on a une manifestation physique du phénomène à travers un éclair de foudre à l'arrière-plan.(une ambiance électrique, en gros.)







Ici le concept est quelque peu parodié(lol!)




Non! Désolée,hein...^^








Personnages à la renverse








"Comme si le personnage venait de s'écrouler subitement par terre et se relever, ce qui constitue une mise en scène typique des années 80(devenue aujourd'hui peu courante.)" (Den Sigal, Animeland n°98).
Suite, en général, à une réponse à laquelle il ne s'attend pas; un détail qu'on a souvent vu dans Le collège fou, fou, fou







ou NickyLarson/City Hunter.










Et une goutte de gêne échappée de son support en prime! ^^







Les arrières plans shojô








Dans les productions destinées aux filles, dans les années 70, il était fréquent de voir de jolis décors romantiques traversés de fleurs ,de pétales, d'étoiles, etc.







Ce détail d'abord repris scrupuleusement dans les animes est aujourd'hui plutôt ringard et repris toujours de manière parodique.






Oui, comme ici...(désolée ^^;)


Onomatopées







Il y en a dans toutes formes de bande dessinée, mais dans les mangas elles sont particulièrement énormes et expressives.Elles s'insèrent tels des objets physiques (dans Bastard!!, il leur arrive de percuter les personnages!).







En outre, leur forme et graphie et souvent liée au son qu'elle représente.







Le panel d'onomatopées en BD était assez réduit contrairement aux mangas (où même le silence est un bruit!) ce qui a contraint les auteurs à la création d'onomatopées nouvelles.








Personnages témoins







Procédé abondamment utilisé dans les Légendaires: lors de situations tendues comme les combats, les visages de tous les personnages présents et assistant à l'action (sans participer)nous sont montrés.







Cela viendrait de la traditions des duels de dojos avec les autres candidats pour témoins...(très utilisé dans Dragon Ball)







Les dits personnages témoins, en attendant, sont une mise en abîme du lecteur, comme lui impuissants face à ce qui se passe.







(si vous retrouvez à faire la même tête que l'un d'eux c'est normal^^)









Dilatation temporelle







L'action est souvent décomposée à son maximum, dans un procédé proche du cinéma et qui facilite le passage à l'anime.Cette simple raison explique les volumes plus longs et abondants; on prend son temps pour décrire une action cruciale (ou de l'action tout court!) qui apparaît dilatée à travers une construction à la miliseconde près...
















-Thématiques :

Rétrécissements en série
Certes le procédé n'est pas propre aux mangas.En BD il y eut La galère d'Obélix ,







et côté américain un épisode de La Ligue des Justiciers (un groupe avec Superman, Batman, Wonder Woman, etc).







Dans l'épisode baptisé Jeux d'enfants/Kids Stuff, un sort lancé par un mage prépubère bannit les plus de 12 ans dans les limbes; pour le vaincre quatre membres de la Ligue deviennent les "Justice babies" (sic! XD) grâce à la mère du malfaiteur en question.Mais tout ceci ne dure qu'un épisode.







La seule série à ce jour à y recourir tout au long de l'histoire est Détective Conan (de Gosho Ayama) qui a dépassé la cinquantaine de tomes!







Sinichi Kudo est un lycéen de 17 ans et détective amateur brillant.Jusqu'au jour où il surprend un échange entre des membres d'une organisation criminelle (les hommes en noir) qui essaient de se débarrasser de lui à l'aide d'un poison expérimental censé ne pas laisser de traces.Il n'a pas l'effet escompté: Sinichi survit, mais son corps régresse jusqu'à l'aspect de ses 7 ans.







Pour éviter que les hommes en noir sachent qu'il est toujours en vie, il adopte le pseudonyme de Conan Edogawa,(ainsi qu'une paire de lunettes) et continue ses enquêtes même s' il doit retourner à l'école primaire entre autres joyeusetés.....(Détail bien vu dans la série animée, c'est bien une voix de gamin quand il parle, mais ses pensées s'expriment toujours avec sa voix adulte!)
Au cours du récit, une scientifique (Cherry) ayant mis au point ledit poison l'emploie pour se suicider mais elle rétrécit à son tour, et se cache sous le faux nom de Ai Haibara.







A ce jour Conan et elle resteront les seuls personnages concernés.







"L'enfant au QI d'adulte" continue ses enquêtes, mais pour paraître crédible il fait passer ses conclusions pour celles du père de sa meilleure amie également détective.









Dans Dragon Ball GT, le héros San Goku va aussi avoir de nouveau 10 ans suite à un souhait mal formulé.Son "great travel" vise à y remédier mais il n'a théoriquement pas réussi à la fin...







Peut être n'avait il pas atteint la maturité intérieure?^^;




Certains mangas vont en ce sens en inversant le changement d'âge , notamment dans la série franco-japonaise peu connue Pygmalion.(diffusée sur la chaîne Mangas)







Dans une Grèce mythologique, le tout jeune prince Karal part à la recherche de la gorgone Médusa qui a changé sa mère en pierre.Outre son épée de la Terre qui peut changer de taille, il est en compagnie (entre autres) d'une voyante de son âge,Orié.







Vers la fin de la série, ils parviendront séparément dans un village menacé par un monstre mangeur de jeunes filles; Orié décide de se substituer à la victime désignée en se servant d'un fruit étrange qui fait gagner 10 ans d'un coup pour plusieurs heures (donc, seuls les enfants s'y risquent ^^;).A l'heure dite elle est sauvée par celui qu'elle ne sait pas être être Karal grandi par le même procédé.Ils se perdent de vue et se retrouvent avec leur taille d'origine, perturbés de façon étrangement profonde par la rencontre faite la veille.Par la suite seule Orié comprendra à qui elle a eu affaire, ayant redonné du fruit à Karal pour qu'il ressorte plus vite d'un état comateux (elle se fera grandir aussi pour le réchauffer, mais en toute innocence bande de sacripants).On ne sait pas si la compréhension en sens inverse a eu lieu , mais dans ce qui semble être le dernier épisode (ça finit en queue de poisson, me demandez pas pourquoi.),Orié est mourante des suites d'une piqûre de scorpion géant et son compagnon avoue qu'elle était devenue pour lui la personne la plus importante au monde...plus que sa mère.(puis elle meurt T___T).






Conclusion: un voyage entrepris pour une question franchement oedipienne se conclut avec la découverte de la compagne du même âge (même si celui -ci est fluctuant XD).De là à dire qu'il faut devenir adulte dans sa tête pour avoir le droit de le redevenir pour de vrai... (allez, courage XD)






Si, à chaque fois, la métamorphose est temporaire ou /et affecte un nombre réduit de personnes, dans Les Légendaires c'est la première fois que l'univers entier est concerné (avec tous les problèmes de renouvellement de population que ça implique, fallait oser.)


L'empire des cinq







Le nombre indétrônable des groupes de héros...La faute à la cosmogonie chinoise: elle associe aux cinq points cardinaux (est, sud, centre,ouest et nord) cinq éléments (bois,feu,terre,métal et eau) cinq couleurs (bleu, rouge, jaune,blanc et noir) etc,le tout régissant l'univers.A la télévision, ce chiffre est utilisé pour la première fois dans les sentais, ces séries live dont les héros colorés combattent des méchants très kitsch et dont Bioman est un célèbre représentant.







Comme dans les compagnies en fantasy, ces groupes, dirigés par un homme, ont des filles en nombre inférieur (une ou deux).
En 1972, le studio Tatsunoko décline le concept en animé avec La bataille des planètes : quatres hommes et une femme formant la "force G".







Mais par la suite, d'autres studios préféreront créer des "canons" d'un seul sexe :Les chevaliers du Zodiaque, Les Samouraïs de l'Eternel, Reideen ou Le collège fou fou fou,







ou Sailor Moon et Power mew mew , il s'agit dans les deux cas de cibler le public...^^;









"Objectif déclaration: y'en aura-t-il avant le chapitre 749?"


Alors désolée d'être aussi directe que dans le 8ème numéro d'Animeland X-tra, mais c'est quand même ben vrai...La société japonaise étant toute en retenue,dans les mangas les personnages ne sont pas non plus du genre à se déclarer (et le lecteur de mariner avec eux).
Du coup nos héros ont une façon particulière de se "tourner autour", employant notamment pour se le faire comprendre la jalousie : City Hunter/Nicky Larson est un modèle du genre avec "applatissements à la massue" de la part de Laura/Kaori pour Nicky/Ryo dès la moindre regard vers une autre nana (fréquent...)







Idem, mais avec des décharges électriques dans Lamu, belle extraterrestre de Rumiko Takahashi .Son fiancé terrestre et coureur a souvent eu à tester ses pouvoirs...







Dans Love Hina l' étudiante Naru est la spécialiste du coup de poing ravageur dans la figure de son camarade Keitaro s'il est surpris de façon compromettante avec une fille (vu sa maladresse, c'est fréquent).







Et tout ce petit monde se court après pendant...35 tomes? ^^;

Celle qui en tient la plus belle couche en matière de jalousie est Shimy, la spécialiste du regard assassin (voire pire) toutes les fois où une autre représentante de la gente féminine (Shun-day ou sa propre mère) a approché Gryf de plus ou moins près.







Seulement n'allez surtout pas le lui faire remarquer si vous tenez à la vie malheureux!











La perte de mémoire est aussi très utilisée pour nous faire enrager: dans Tsubasa réservoir chronicles de Clamp, la princesse Sakura devient amnésique et son petit ami Shaolan doit abandonner ce qu'il a de plus cher -l'amour de Sakura pour lui- pour lui rendre la mémoire.Conséquence, Sakura récupère ses souvenirs vides de la présence de Shaolan.







Dans Midori Days, Seiji le lycéen bagarreur voit un jour apparaître une fille toute petite -Midori- à la place de sa main droite.







Midori, très timide, n'a pas su se déclarer autrement et son vrai corps est dans le coma.Le jour de la déclaration toutefois, Midori disparaît, son corps à la taille normale se réveille et ...elle ne se souvient de rien! ( gniii!!!! >_<) Seiji doit faire repartir leur histoire de zéro.


Dans Slayers,(évoqué dans la rubrique Fantasy) , la magicienne Lina Inverse a eu Gourry Gabriev comme premier compagnon de route mais ce n'est qu'à partir de la seconde saison qu'on commence à s'interroger sur la vraie nature de leurs liens.







Dans le dernier épisode de la seconde série, Lina possédée par le Seigneur des cauchemars est aspirée dans le néant et Gourry, en hurlant qu'il a "besoin d'elle" se jette à sa suite.







Lina disparaît pourtant, mais réapparaît miraculeusement devant Gourry et la seule "pelle" de toute la série est roulée sous nos yeux émerveillés.






Le souci , c'est à leur réapparition sur terre: "Ben Lina, qu'est ce que tu fais dans mes bras?" "C'EST CE QUE JE VOUDRAIS SAVOIR!!!!!" (méga pain à la Love Hina).






Ils confirment ultérieurement ne pas se rappeller de ce qui s'est passé dans le tunnel du chaos même s'il leur semble que c'était "quelque chose d'important".




Vous avez je pense suivi mon regard vers le tome 6 : si c'est pas chou cette déclaration de Danaël et Jadina alors que c'est la fin , dans tous les sens du terme (être près de la mort a toujours rendu lucide...).







Jusqu'à ce que le bond dans le temps efface cet évènement et son souvenir par conséquent!







(en plus, quand ça se produira de nouveau,"rien ne sera jamais plus comme avant", alors....T____T)

Le problème dans les mangas c'est que finalement les personnages ont toujours mieux à faire : gagner (Olive et Tom), retrouver l'intégrité de son corps (Fullmetal alchemist)






voire sauver le monde (Dragon ball, Naruto, etc).







Dans les Légendaires, non plus l'action ne laisse guère le temps de la réflexion, et après bientôt l'équivalent de 10 ans passés côte à côte les héros ne considèrent toujours pas l'autre comme autre chose qu'une aide pour sauver le monde (ou le détruire, c'est selon...ce qui réduit encore, bien sûr, les chances pour les couples de durer même s'ils ouvrent les yeux .T_____T)







-Caméos

Saint Seiya nécessitait une page à lui tout seul, mais la BD contient aussi quelques clins d'oeil à d'autres séries cultes, florilège:









Dragon Ball







Que celui d'entre vous qui n'en a jamais entendu parler me jette la première boule de cristal...Ce manga d'Akira Toriyama est le plus connu des français, arrivé à la télévision en 1988.A l'origine il parodie la légende du Roi des Singes ("Le voyage vers l'occident") et c'est pourquoi le petit Son Goku porte une longue queue (dûe à une origine extraterrestre) et part aussi en quête vers l'occident.







Mais très vite pour augmenter l'audience des tournois et des "bastons" apparaissent; Son Goku devient adulte (en même temps que les spectateurs!) dans la suite, Dragon Ball Z, où l'humour disparaît avec des combats toujours plus bourrins, assurant le succès de la série.







Presque toutes les allusions à celle-ci sont concentrées sur Elysio; rien d'étonnant quand on sait que San Goku a plus ou moins retourné sa veste aussi: il fut un bébé envoyé sur Terre pour la détruire, puis tombé sur la tête au fond d'un ravin oublie sa mission et défendra la planète.Même certains "bad guys" arrivés ultérieurement (Satan petit coeur, Végéta) en feront autant, quand ils ne se sacrifieront pas carrément en se faisant sauter avec l'ennemi (encore!); tandis que d'autres méchants passablement schizos se scindront en individus distincts,bienveillant et malveillant (Boo/Oob),et dont on découvre ultérieurement une version rajeunie.











Sans parler, dans les deux cas, d'un radical changement de ton depuis le début de la série...
Elysio évoque physiquement Raditz (frère méchant de San Goku vaincu en peu de temps, oh miracle),







et a un moyen de défense bien particulier.Dès tout petit San Goku se défend avec un système d'envoi de boules d'énergie (oui, celui pour lequel il faut hurler "KAMEHAMEHAAAAAAA", les garçons feront ça mieux que moi).







L'explosion magique involontaire a des résultats similaires à la fin du premier tome...






Il y a aussi cette capacité à ingérer l'équivalent de son propre poids sans prendre un gramme,







qui se retrouve non seulement chez Son Goku (et Végéta!)







mais aussi chez d'innombrables personnages : le Goku de Saiyuki ,Naruto, Sailor Moon,Cherry Miel,Ranma 1/2,Sû Kaola (Love Hina), Miaka (Fushigi Yugi), Ed (Fullmetal Alchemist), Lina et Gourry (Slayers),Excel(Excel Saga, et au point qu'elle envisagera plusieurs fois de manger sa propre chienne!),Onizuka(GTO), Luffy (One piece),Sakura (Lamu), etc; c'est un "superpouvoir" répandu (au point d'affecter aussi les animefans! XD )



Love Hina

Le générique français










Cette série de Ken Akamatsu (2001-2002) raconte les déboires de Kentarô Urashima qui rate les examens d'entrée à l'université Todai pour la 3ème fois (il veut y rentrer à cause la promesse qu'il en a faite a une petite fille 15 ans plus tôt, même s'il ne sait plus son nom).Cette année, il doit pour se loger devenir gérant de la pension de sa grand-mère, qui est réservée aux filles.Elles sont cinq pensionnaires, mais celle qui se fait le plus remarquer est Naru: elle aussi veut rentrer à Todai et Kentarô se demande si elle n'est pas la fille de la promesse.







Dommage qu'elle aie un caractère de cochon et que Kentarô soit maladroit au point de se fourrer dans des situations compromettantes: à chaque fois, Naru l'envoie valdinguer d'un coup de poing avec un "DEGAGE !!!!!" supplémentaire dans la VF de la série XD.







Vous aurez déjà reconnu les "monts Lovinah" (arf!) du quatrième dyptique, (et les "pervers"! qui y sont associés) et surtout le début du tome 6 (MDR!!!!)











Pokémon







"Attrapez les tous!" En 2000, il fallait habiter sur la lune pour en réchapper: le dessin animé Pokémon, tiré d'un jeu vidéo était présent à la télé (d'où il avait un jour envoyé plusieurs petits japonais photosensibles à l'hôpital....) et surtout en cartes dans les cours de récré,incontournables au point que celui qui n'y jouait pas était marginalisé.Le jeu, comme la série, consiste en la capture de petits monstres que leurs dresseurs font s'affronter lors de combats.Le plus célèbre est Pikachu ("étincelle") le rat jaune qui ne sait dire que "pika-pika".Et qui reste un symbole très "agressif" pour les anti-manga ainsi qu'une référence évidente pour les néophytes!







Cela explique la présence de cette bestiole au look très proche (après tout c'est censé être une bête à combats nan?) dans le tome 7, et ça reste un des gags les plus mémorables pour les lecteurs XD.



Nicky Larson/City Hunter

En 1990, cette série de Hojo Tsukasa (auteur de Cat's Eyes) est arrivée en France sur TF1.C'était l'histoire d'un tueur à gages reconverti en détective, Nicky Larson/Ryo Saeba, et harceleur de toute représentante de la gente féminine à l'exception de Laura/Kaori, sa coéquipière.Celle-ci passait d'ailleurs son temps à le cabosser à coups de maillet pour le garder dans le droit chemin!







Dans cette série, l'embarras ou la surprise des personnages s'exprimait de la manière suivante: un corbeau ou une libellule traversait soudain l'arrière plan.







On l'aurait pas vue quelque part depuis, cette libellule? Bravo! Dans le tome 6.










Jayce et les conquérants de la Lumière







Cette série de la DIC (Inspecteur Gadget,Les Minipouss,Mask...) est en réalité franco-américaine.Mais elle fut diffusée au milieu des années 80 et fait donc partie du "bagage culturel" de la première génération à avoir grandi avec les animes.Originale, il s'agissait d'un space-opera aux allures de fantasy, puisque l'équipage du vaisseau néo-rétro de Jayce, donc, comprend un robot, mais qui a l'aspect d'un chevalier, un mage, et une fillette aux pouvoirs paranormaux qui a été créé par Audric, le papa botaniste de Jayce.






Mais sa dernière création lui échappe, devenant une espèce d'hommes-plantes très agressifs, les "monstroplantes".Seule une racine peut les arrêter mais une moitié est au cou de Jayce et l'autre à celle d'Audric qui a disparu;







Jayce doit donc rechercher son père pendant la durée de la série (on sait pas s'il a réussi vu qu'il y a pas de fin).Originalité supplémentaire de l'histoire, les méchants dirigés par Diskor n'étaient pas mécaniques;







ils pouvaient se transformer en des véhicules d'aspect à première vue plus"écolo" .







Cette "horreur végétale" est présente à travers les zar-ikos du premier diptyque,







mais aussi semble -t-il dans le personnage étrange devant faire son apparition dans le tome 9.






Et jusque, de fait, dans la Belle et la Bête (tant à travers la Bête que ses gardiens).Qui a dit que la botanique était un passe-temps sans danger? ^^;










Naruto







Plus subtil, il n'y a pas vraiment d'allusion directe au nouveau grand hit du shônen.Cependant, l'image des ninjas a pas mal évolué avec la série: au lieu des habits sombres qui cachant le visage, les espions-assassins (et donc traîtres par essence, tiens donc) du Japon médiéval ont évolué au point de sembler s'habiller presque comme nos contemporains (et donc pour la discrétion on repassera ^^;) .Non seulement Shun-day évoque physiquement ces ninjas new style, mais elle a eu une façon identique à l'une d'elle de se présenter .







Dans la saison deux, Naruto et sa coéquipière Sakura sont attaqués par un ninja qu'ils blessent et capturent;







au moment de le soigner il s'avère qu'il s'agit d'une fille -Sasame- et, the gaffe, Naruto l'avait rattrapée au niveau de la poitrine...S'en apercevoir va rendre Sakura aussi vénère que Shimy en pareil cas...







Qui doit d'ailleurs vous sembler familier, une telle scène réapparaissant régulièrement dans les mangas et animes: un personnage masculin perd l'équillibre, et ne trouve rien de mieux à faire que de se rattrapper à la fille qui se trouve devant lui.Invariablement, ils chutent et le mec a les mains au mauvais endroit...






Une variante : l'ennemi invisible aggripé au niveau de la poitrine et qui s'avère ensuite de sexe féminin (oui, comme dans le tome 7 ^^).







Seul ce lourd héritage justifie d'ailleurs les beignes et les "Pervers!" de Shun-day puisque sans vouloir la vexer , son âge ne lui donne pas "matière" à s'offusquer...^^











Fullmetal alchemist
Ici ça relève du simple détail, Fullmetal alchemist est loin d'être la seule série où un héros est doté de prothèses remplaçant des membres perdus.(Cobra pour ne citer que celui -là ).Cela dit l'explosion du dit membre est tout aussi spectaculaire :














Par contre, ne voyez pas dans la fonction "lampe de bureau" de l'oeil artificiel de Ceideyrom une quelconque allusion à celui du général Horos dans Goldorak: J'ai posé la question mais cela relève de la coïncidence (les grands esprits, quoi...) Bon, je retourne me coucher...





-Autres allusions:

Plus diverses, elles figurent ici pour des raisons de place:



Green lantern
Ce super héros déjà cité dans la Ligue des justiciers a une bague projettant des boucliers protecteurs (ou tout projectile qui se trouve au bout).







Le bâton aigle a des propriétés visuellement proches:








Jeux vidéos






Jouez-vous à Soul Calibur?







L'épée à y gagner est la "Soul Edge"...







Quant à El Diablo,(le voleur looser du tome 7)c'est aussi un jeu de RPG.







La planète des singes






Il s'agit d'abord d'un roman de science-fiction écrit par le français Pierre Boulle (Le pont sur la rivière Kwaï) à propos de trois spationautes qui s'écrasent sur une planète viable, et où les hommes sont des animaux, tandis que les singes parlent et sont les maîtres de la planète.Un des spationautes est tué, l'autre devient fou tandis que le troisième est capturé.Cela lui prendra un certain temps pour convaincre les singes qu'il parle parce qu'il est aussi intelligent qu'eux, mais il obtiendra un vaisseau pour retourner sur Terre où il s'est écoulé des milliers d'années (les effets de la relativité...). Horreur, là aussi les singes ont supplanté l'homme! C'est du moins ce qui se produit dans le roman et le film remake de Tim Burton (en 2001).







Dans le film réalisé en 1968, notre homme s'éloigne à pied tout en étant prévenu par les singes que ce qu'il va trouver ne va pas lui plaire. Et pour cause, il s'agit de la statue de la Liberté, cassée: il est retombé sur Terre, mais des milliers d'années après (relativité toujours).







La cauchemar du supplantage par une autre espèce animale est courant que ce soit dans le roman Demain les chiens de Clifford Donald Simak (1944) ou le manga Le système des supers oiseaux d'Osamu Tezuka. Dans tous les cas c'est un moyen de faire comprendre que nous sommes dans un futur forcément très lointain, d'où le recours au "macaques" et le destin identique de Ceideyrom au héros de Pierre Boulle à la fin du tome 6 (d'ailleurs "Orko" est un personnage du film de 1968).











Sources:
Hors-série 5 d'Animeland
Animeland n°93,102,113,89,85,104,86,91,106 et 109.
Animeland X-tra n° 4 et 8
Mangajima n° 3
Le guide Phénix du manga 1 & 2, Asuka


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